Young Struggle et OAI ont organisé à Grenoble une table ronde intitulée “Flottille et solidarité internationale avec la Palestine”. Environ 60 personnes, majoritairement jeunes, ont participé à l’événement, où prenaient la parole Sofia Willer (journaliste et socialiste), Anna Liedtke (journaliste et socialiste) et Ibtyssam, toutes trois membres de l’équipe de la Flottille partie en direction de la Palestine.
La table ronde a commencé par une présentation des intervenantes et une explication des objectifs de la rencontre.
Différents sujets ont ensuite été abordés : les expériences au sein de la Flottille et ses objectifs, la situation au Moyen-Orient et en Palestine et les préparatifs de guerre, les plans des pays impérialistes concernant la Palestine, l’accord de cessez-le-feu signé, la situation des prisonniers politiques palestiniens et la solidarité, l’importance et les nécessités d’une solidarité internationaliste concrète, ainsi que les tâches qui incombent aux mouvements en Europe.
Sofia Miller a expliqué que “la Flottille constituait la plus grande action de solidarité internationaliste pratique menée depuis longtemps. Elle a rappelé que les bateaux solidaires partis en direction de la Palestine n’étaient en rien une nouveauté : depuis que la résistance palestinienne existe, ce type d’actions internationalistes se répète, car les objectifs de l’État sioniste d’Israël et des puissances impérialistes ont toujours été l’occupation”.
Anna Liedtke a précisé que “lorsqu’elles ont rejoint l’action de la Flottille, elles ne se demandaient pas ce qu’elles feraient si l’IDF saisissait leur navire, mais ce qu’elles feraient une fois arrivées en Palestine. Elle a également souligné que le mouvement palestinien sert de pont entre de nombreuses luttes. Par exemple, elle a évoqué le lien établi avec le mouvement des femmes, qui a permis de rendre visibles les violences sexuelles subies par les femmes à Gaza. Elle a aussi cité l’exemple des mobilisations autour de la COP30 en Europe : lors des actions contre la destruction écologique menée par les États impérialistes européens, on a de nouveau vu flotter le drapeau palestinien”.
Dans son intervention, Ibtyssam a affirmé que la Flottille avait brisé des chaînes, construit une forte solidarité et rapproché davantage les peuples du monde du mouvement de solidarité avec la Palestine, ce qui est essentiel pour ce dernier.
Sofia Willer a déclaré que “la Flottille n’avait pas pour seul objectif de transporter de l’aide humanitaire, mais qu’elle portait également un sens politique : chaque peuple possède un droit à l’autodétermination, et la résistance du peuple palestinien est légitime et juste. Les attaques d’occupation en Palestine sont des attaques impérialistes et donc politiques ; notre réponse doit l’être tout autant. Une solidarité politique mobilise les masses. De la même manière que la classe ouvrière en Italie a organisé des grèves pour la Palestine, nous devons agir dans tous les domaines”, a-t-elle ajouté.
Chaque intervenante a abordé la question des prisonnier-ès politiques palestiniens. Anna Liedtke a rappelé qu’avec le cessez-le-feu et la libération de plusieurs prisonnier-ès palestiniens, leur situation avait davantage été révélée au grand public. Elle a particulièrement insisté sur les violences sexuelles subies par les femmes détenues. Elle a expliqué que, dans les prisons israéliennes, c’est la solidarité entre femmes qui nourrissait la résistance : lorsqu’une femme était isolée par les sionistes, les autres ne se taisaient pas tant qu’elles n’avaient pas de nouvelles d’elle, et aucune femme n’était laissée derrière ; elles finissaient par être libérées ensemble.
La table ronde s’est terminée par une session de questions-réponses, des échanges avec le public et des slogans.













